Predator : Les comics vont-ils réconcilier les fans ?

Sérieusement divisés depuis la sortie du quatrième film, entre les partisans du cinéma de Shane Black oscillant entre comédie et action, et les fidèles à l’approche virile et sérieuse de John McTiernan sur le film original, les fans du chasseur extraterrestre à tête de crabe devraient tous être d’accord sur l’autre versant de la franchise : les comics.

Initiés en 1990, les comics Predator ont toujours su trouver le juste milieu entre séquences d’action « over the top » et respect du matériel d’origine, tout en emmenant la créature loin des jungles d’Amérique Centrale.

C’est dans ces comics que le Predator arpentait pour la première fois les grandes villes américaines (avant même le tournage de Predator 2 qui se déroulait à Los Angeles), qu’on découvrait sa planète d’origine et ses coutumes.

En près de trente ans, ces comics auront permis au Predator de chasser au fond des océans, au sein d’une immense prison, dans le japon féodal ou dans l’Angleterre victorienne…
des contextes et des situations difficilement transposables sur grand écran, ouvrant de nouveaux horizons à la créature, avec de nouvelles histoires et une foule de personnages.

L’une des originalités de la dernière B.D. en date, Predator : Chasseurs (qui sort en France le 7 février) est de reprendre plusieurs survivants des comics Predator du passé pour les réunir au sein d’un commando anti-Predators, qui a pour mission de traquer et tuer les extraterrestres descendus sur Terre.
Une idée de base qui change la donne, faisant des potentielles proies des chasseurs en puissance, mais qui souligne aussi l’absence de suivi dans la publication de ces comics en France.

Passés entre les mains de plusieurs éditeurs sur trois décennies, les comics Predator n’ont été traduits qu’avec parcimonie jusque-là. On ne compte qu’une demi-douzaine d’albums français contre plus de trente récits parus aux U.S.A.

Un état de fait que compte bien changer le label Vestron, qui s’occupe désormais des comics Predator (et Alien !) en France.

Le nouvel album Predator : Chasseur sera immédiatement suivi par Predator : Intouchable (le 21 février), qui raconte justement la première confrontation entre les extraterrestres et Mandy Graves, l’héroïne de Predator : Chasseurs.

Réalisé en 1993, Bad Blood (son titre original) est l’un des comics Predator les plus gore jamais créé, l’un des favoris des fans américains. Demeuré injustement inédit en France depuis plus de 25 ans, il aura droit à une version longue et à un passage au noir et blanc, révélant tout le talent du dessinateur (Derek Thompson, des studios Pixar) en supprimant une colorisation désormais trop datée.
Predator : Intouchable montrait pour la première fois un Predator en chasser un autre, bien avant le quatrième film.

Encore une preuve qui démontre que les comics Predator savent faire évoluer la franchise dans des directions intéressantes, à la grande satisfaction des fans.

Enfin, sachez qu’en mars Predator sera à nouveau présent en B.D. chez Vestron, dans l’incroyable recueil Judge Dredd / Aliens / Predator : La Totale ! Triple Dérouillée et que son retour est déjà programmé pour juin avec deux autres albums… dont Predator : Chasseurs 2 !